LES FONDEMENTS DU CCERE ET LA GÉOPOLITIQUE DU CAMEROUN

Posted by Ibrahim Zakari
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LES FONDEMENTS CCERE ET DE LA GÉOPOLITIQUE DU CAMEROUN

  • CONTEXTE

 

Le Cameroun a toujours été reconnu à travers le globe comme une destination dotée d’une richesse naturelle et culturelle, et dont les potentialités restent en pleine transformation et de façon progressive malgré quelques difficultés d’ordre conjoncturelles. Reconnu de par le monde comme l’une des meilleures économies d’Afrique centrale, le Cameroun présente des atouts voire des avantages comparatifs qui le classent au rang des économies en développement du continent.

 

La plus diversifiée d’Afrique centrale, l’économie du Cameroun l’est non seulement grâce à de nombreuses implantations étrangères mais aussi à de nombreux groupements nationaux. On y retrouve des activités très variées notamment dans les secteurs agricole et forestier, les hydrocarbures, les industries brassicole, de sucrerie, huilerie, savonnerie, minoterie, aluminium, ciment, métallurgie etc.

Au-delà de la diversité de ses sources productives comme l’agriculture et l’industrie, le pays bénéficie également d’un potentiel touristique qu’on estime aujourd’hui à plus de 800 sites, avec 2 inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Malgré quelques signes de ralentissement observés entre 2016 et 2017 liés à un certain nombre de facteurs internes (lutte contre BokoHaram et la crise dans les Régions anglophones) et de contraintes exogènes (la faible remontée des cours de pétrole et de gaz, entraînant une contraction des activités extractives et par ailleurs, la récession économique au Nigeria ainsi que la crise qui s’accentue dans la CEMAC), les perspectives économiques de notre pays s’annoncent plutôt optimistes et positives pour la période 2018-2019 (avec des taux respectifs de 4,1% et 4,8%, causés par une augmentation des exportations vers l’Union européenne suite à l’Accord de Partenariat Economique (APE) et par l’offre accrue en énergie résultant de la mise en production de nouveaux barrages hydroélectriques).

La réalisation et la finalisation des Grands Projets initiés par le Chef de l’Etat, dans les domaines aussi variés des infrastructures portuaires, routières, ferroviaires, de l’énergie, du numérique, des mines… et les importantes réformes institutionnelles, administratives et normatives engagées afin d’accroître les Investissements Directs Etrangers, d’améliorer la situation économique et le niveau de vie des populations contribuent fortement au développement de notre Chère Patrie.

Toutefois, malgré tous ces efforts et la forte résilience de notre économie, la croissance économique et le niveau de vie des camerounais n’ont pas toujours atteint le seuil souhaité par le Chef de l’Etat, , tel que présenté dans le DSCE et la vision 2035.

Conscient d’un tel défis et soucieux du développement du Cameroun, il a été créé à Douala, le 14 janvier 2009, un organisme privé« Centre de Commerce Extérieur et des Relations Extérieures (CCERE) » dont l’objectif est d’accompagner le Chef de l’Etat  ainsi que toutes les Institutions publiques et privées concernées dans l’accomplissement de cette Vision afin d’atteindre le Niveau de développement souhaité par la Très Haute Hiérarchie.

  • CREATION DU CCERE

Créée le 14 janvier 2009 à la suite d’un acte notarié, le « Centre de Commerce Extérieur et des Relations Extérieures » est une Société de droit Camerounais dont le Siège Social est situé à Douala, au Numéro de Registre de Commerce n° RC/DLA/2009/B/88

Le CCERE a pour Directeur Général, Monsieur IBRAHIM ZAKARI, né le 03 mai 1970 à Douala, originaire de l’Adamaoua et domicilié à Douala.

  • OBJECTIF ET MISSION DU CCERE

En effet, comme en dispose l’article 2 de ses statuts, l’objet social du CCERE se décline en diverses activités liées à la promotion de l’attractivité économique de notre pays à l’international et au développement des opportunités économiques avec d’autres pays.

A ce titre, le CCERE dispose d’une expertise avérée dans le domaine de la médiation et de l’intermédiation, ainsi que d’un réseau relationnel à la fois dense et diversifié, qu’il met efficacement au service de ses différents clients.

La mondialisation de plus en plus impose aux Etats « l’interdépendance » de par la masse de flux liés aux opportunités, aux avantages comparatifs, au savoir-faire et aux capitaux qu’elle draine à travers le monde ; les seules institutions Etatiques, administrations et agences publiques ne suffisent plus aujourd’hui pour aider l’Etat à contrôler, canaliser et capitaliser ces flux : le CCERE apparait alors comme un second bras séculier pour l’Etat en Général et pour  le Chef de l’Etat en particulier pour l’atteinte des objectifs fixés en matière de développement.

Les missions du CCERE sont : promouvoir l’image et la destination Cameroun ; instiguer, catalyser, stimuler la coopération avec les pays où le Cameroun n’a pas de représentation diplomatique ou dont la coopération est inexistante ; encourager, créer et renforcer le partenariat Privé public ou public privé ; avec Institutions, Organes et investisseurs Nationaux ; encourager ; créer et renforcer le partenariat International  avec les Institutions, Organes et Investisseurs Etrangers sans compromettre les besoins de développement des entrepreneurs locaux.; défendre les intérêts du Cameroun, des investisseurs  étrangers ; mettre sur pied un système d’alerte pour le Gouvernement sur les opportunités et risques d’investissements tant au niveau national qu’international ; sensibiliser et informer le Gouvernement en temps réel sur les investisseurs, et opérateurs économiques indélicats, vicieux ;susciter et stimuler les échanges économiques et culturels entre investisseurs camerounais, des pays d’Afrique et ceux des pays avec qui la coopération est ou quasi inexistante ; renforcer les capacités des entrepreneurs camerounais, africains et des pays étrangers avec lesquels le Cameroun n’entretient pas encore une coopération ; œuvrer pour une meilleure exploitation des opportunités économiques et culturelles du Cameroun et de l’Afrique ; contribuer à la promotion du commerce international, des services et de l’investissement ; promouvoir et diffuser des instruments et termes de facilitation du commerce international ; mener une action efficace et un suivi dans les domaines économique, culturel et juridique, afin de contribuer à la croissance harmonieuse et à la liberté des relations économiques internationales ; favoriser le rapprochement effectif et la coopération entre les hommes d’affaires des pays suscités et les organisations qui les unissent…

 Pour ce qui est de la coopération, le champ de compétence du CCERE se limite à la coopération technique (économique, commerciale, sociale, culturelle, technologique…) : il s’agit d’une coopération aux niveaux privé et public.

  • SERVICES OFFERTS
  • Assistance Consulaire Et Relations Publiques
  • Assistance Consulaire: l’objectif est d’accompagner les investisseurs étrangers dans les formalités d’entrée et de séjour au Cameroun, et d’accompagner les investisseurs camerounais dans leur ouverture à l’international. Nous agissons ainsi en intermédiation auprès des services compétents.
  • Relations Publiques et Assistance Logistique: Le CCERE encadre le séjour des investisseurs au Cameroun en veillant à leur apporter toute l’assistance dont ils peuvent avoir besoin dans la réalisation de leurs missions : gestion des rendez-vous, organisation des rencontres, événementiel, tourisme et loisirs, transport et logistique.
  • Veille Economique et Stratégique

Le CCERE propose d’informer, d’analyser, de prévoir, d’élaborer des stratégies,… afin d’accompagner ses clients dans leur installation pérenne sur un marché. Il propose de fournir des éléments d’aide à la décision qui permettra aux entreprises de maîtriser l’information stratégique par le biais d’une veille permanente sur leurs secteurs d’activité.

  • Diplomatie Economique

 

Le Centre de Commerce Extérieur et des Relations Extérieures assure également une mission de diplomatie économique puisqu’il doit veiller à la coordination entre les intérêts des investisseurs étrangers au Cameroun et ceux des chambres consulaires institutionnelles qui représentent les acteurs privés locaux de différents secteurs économiques.

Le CCERE, en relais de la diplomatie économique officielle, participe à la prospection économique internationale, afin de susciter des contacts économiques et des opportunités d’affaires, dans des pays non couverts par les services diplomatiques officiels. Le Centre veille également à l’harmonisation des intérêts et stratégies des investisseurs étrangers avec les besoins des acteurs locaux. Il s’agit donc de promouvoir la « Destination Cameroun » auprès des investisseurs étrangers, sans compromettre les besoins de développement des entrepreneurs locaux.

  • Coopération et Partenariat

Dans le cadre d’une négociation internationale, le rôle du consultant consiste à approcher les acteurs décisionnaires et les convaincre d’investir dans une zone géographique, développer un partenariat ou une activité commerciale, selon les objectifs que le client veut atteindre. Il doit, pour ce faire, rapprocher les visions des deux parties. Le service de négociation  internationale consiste à donner l’occasion aux deux parties d’échanger leurs positions et à promouvoir le potentiel des clients auprès des acteurs clés.

Plus spécifiquement, Le CCERE se donne pour mission d’inciter les investisseurs à investir dans des zones de rentabilité optimale et à fort apport social à la mesure du client. Pour cela, nous facilitons le développement commercial, la coopération et le partenariat public-privé, privé-privé, les « Joints ventures », selon les aspirations des opérateurs économiques dans un marché ou au sein des chaines de valeurs ».

  • STRATEGIE

La stratégie utilisée par le Centre pour atteindre son objectif voir pour réaliser ses missions par la vulgarisation : création d’un site web, participation dans les réseaux sociaux (Facebook-LinkedIn), passage dans les médias (télé, radio, presse) ; l’initiation des lettres officielles adressées aux Autorités, Institutions, Agences, Organes et Organisations ; l’organisation des audiences ; l’organisation des formations-ateliers-fora-séminaires-foires-expo ; la participation aux conférences/ sommets et autres réunions à l’international ; l’inscription dans les répertoires des organisations et autres organismes internationaux tels : l’Association Mondiale des Agences de Promotion des Investissements (AMAPI), l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (AMGI), le Centre de Commerce International (CCI), la Société Financière Internationale (SFI), CNUCED, l’Association Internationale des Investisseurs dans l’Economie Sociale (AIIES), le Réseau International des Agences Francophones de Promotion des Investissements (RIAFPI), l’Association de Développement International (ADI), l’Association de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), l’ONUDI, l’OMC…

  • Sources légales du Fondement du CCERE

Le CCERE puise son fondement de la Constitution du Cameroun de 1998, modifiée en avril 2008, des conventions internationales, lois et autres réglementations internes. Excepté la Constitution de 1998 en son Préambule, nous pouvons citer l’Accord de Marrakech du 15 avril 1994 instituant l’OMC,la Convention créant l’Agence Multilatérale des Garanties des Investissements, signée le 11 octobre 1985 à Séoul, les Statuts de la Société Financière Internationale adoptés en 1956 à Washington et modifiés le 27 juin 2012 à Washington, le Traité sur l’Harmonisation du Droit des Affaires Afrique signé le 17 octobre 1993 à Port Louis, et révisé à Québec le 17 octobre 2008, la Charte des investissements du Cameroun…

Enumérant uniquement les principaux interlocuteurs en matière d’investissements au Cameroun, la Charte des investissements par interprétation juridique, laisse alors la possibilité d’avoir d’autres interlocuteurs du moins à titre secondaire.

Partant de ces fondements juridiques, le CCERE agit en qualité d’interlocuteur secondaire et n’a pas pour objectif de faire Concurrence aux interlocuteurs principaux ni ne saurait leur faire concurrence.

S’appuyant sur l’article 4 du Décret n° 2005/310 du 01 septembre 2005 portant organisation et fonctionnement de l’API (Agence de Promotion des Investissements) qui dispose que « l’Agence a pour mission, en liaison avec les Administrations et organismes publics et privés concernés, de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique du gouvernement dans le domaine de la promotion des investissements au Cameroun. », le CCERE cherche plutôt à travailler en synergie, de concert, en partenariat avec les Agences publiques sœurs (principales interlocutrices), les administrations et organisations socio professionnelle concernées, afin de mieux vendre la destination Cameroun, aider le Chef de l’Etat à la réalisation de la vision 2035, à booster davantage l’économie et à améliorer le niveau de vie des populations.

  • CE QUE LE CCERE APPORTE DE NOUVEAU DANS SON ACTION

La spécialité du CCERE est qu’il n’attend pas sur place, il va chercher, provoquer la coopération et le partenariat afin d’attirer le plus d’Investissements Directs Etrangers au Cameroun.

Le CCERE cible en particulier les pays avec lesquels le Cameroun n’a pas de coopération et de partenariat, voire dont la coopération est quasi inexistante et qui possèdent un certain savoir-faire et un avantage comparatif en matière économique et de développement en général : ce qui explique la création des organismes tels que : le Conseil d’Affaires Cameroun-Cote d’Ivoire ; le Cameroon Botswana Business Forum ; le Conseil d’Affaires Cameroun-Mauritanie ; le Conseil d’Affaires Afrique-Communautés des Etats d’Amériques Latine et des Caraïbes ; Forum d’affaires Cameroun – Europe de l’Est ; Groupement pour la promotion des investissements Cameroun – Asie du Sud Est.

GÉOPOLITIQUE DU CAMEROUN

LE CAMEROUN – UN HAVRE TOURISTIQUE ET D’INVESTISSEMENT Le CENTRE DE COMMERCE EXTÉRIEUR ET DES RELATIONS (CCERE) vous y accompagne

L’image que propose du Cameroun un certain nombre d’activistes sur la plupart des plateformes numériques est bien différente de la réalité qu’elle reflète. Tout et son contraire est dit, suivant les « bonnes raisons » de chacun, mais jamais en toute bonne foi. À cela s’ajoute le fait que notre monde numérique accorde un rôle croissant à la médiatisation sensationnelle aux dépens de la prise en compte des chiffres et des faits établis. Il convient d’obtenir une juste représentation du Cameroun en rassemblant l’ensemble des faits et des données qui contrastent avec ces lieux communs. L’image du Cameroun est plus que jamais par le passé reluisante en raison du développement de ses entreprises (et de ses produits à l’instar de la fameuse banane plantain, du poivre blanc de Penja, de son huile de palme) qui font sa fierté à l’international, le sport, le dynamisme de sa diaspora, la résilience de son économie face au double choc sécuritaire et pétrolier. Il convient aussi d’apprécier le rôle de l’État et ses efforts en faveur de la place du Cameroun et en particulier de son image à l’international.

L’image du Cameroun ne se juge pas à la cote de popularité de ses dirigeants. Ce serait trop facile de confondre l’image de notre pays et l’action gouvernementale. On pourrait souhaiter améliorer l’action de l’État en envisageant par exemple que les forces qui favorisent l’image du Cameroun soient concentrées dans une seule des missions, mais la multiplicité des acteurs, si elle nuit à la visibilité immédiate de l’image du Cameroun, contribue sans nul doute à refléter une aura plus fine de notre pays, tel le spectre de la lumière blanche qui naît des couleurs de l’arc-en-ciel

En 1973, l’illustre géographe camerounais Jean-Felix Loung publiait aux éditions Hatier, un livre intitulé “Le Cameroun, géographie“, destiné au circuit académique national, dans le but d’instruire la jeunesse et les générations futures sur les potentialités exceptionnelles du pays de Charles Atangana. De cet ouvrage se dégagera la formule ô combien véridique d’un Cameroun présenté comme une “Afrique en miniature.”

La formule sera reprise au début du XXIe siècle par l’internationaliste français Jean-Claude Bruneau, que la diversité incomparable de ce territoire laissera baba d’admiration. En effet, tout porte à croire que le Cameroun est le seul pays du continent, sinon du monde, où se réunissent tous les prérequis géologiques, humains et culturels que l’on retrouve ailleurs. On pourrait en déduire sans extrapolation une autre formule, à savoir : “Quiconque a vu le Cameroun a vu le monde.”

Melting-pot naturel et anthropologique

De façon panoramique, on y retrouve tous les types de reliefs répertoriés dans le reste de l’Afrique. De la steppe-savane du septentrion au plateau de l’Adamaoua, tout comme des hautes terres de l’Ouest à la blanche plaine côtière ; de l’épaisse forêt équatoriale à la topographie volcanique du sud-ouest, ainsi que des gorges de Kola aux chutes de la Lobé, par les chutes de Nachtigal. La mosaïque naturelle du Cameroun ne fait pas débat.

De plus, les villages du peuple Bassa sont situés en zone équatoriale, au cœur de la région intertropicale du globe, qui bénéficie d’un ensoleillement annuel conséquent. Dans son No. 31 du mois de novembre 2014, la plateforme d’information <Investir au Cameroun> situe le pays non loin de la moyenne continentale, qui est de 325 jours d’ensoleillement

par an, soit 6 kw/ heure au mètre carré.

Et dans le même temps, on y retrouve la deuxième région à plus forte pluviométrie de la planète. À Debunscha, l’on enregistre des pics annuels d’environ 10 000 mm de précipitations. Il s’agit, qui plus est, d’un pays zébré de cours d’eau, de longueur et de profondeur variées. Il en possède tellement qu’une bonne proportion de ses départements porte des noms de ces cours d’eau (Wouri, Océan, Haute-Sanaga, Lom-et-Djerem, Mbam-et-Kim, Logone-et-Chari, Benoué, Nyong-et-Kelle, Mungo, etc… )

Sans oublier son ouverture sur la mer et ses 400 km de côte. Dans l’absolu, le Cameroun affiche d’ailleurs une superficie largement supérieure à l’Allemagne (357 000km2) la Belgique (31 000km2), la Hollande (41 000km2) et la Suisse (41 000km2) réunies. Quand au plus haut sommet de la république, le Mont Cameroun, il culmine à 4 095m de hauteur, et compte parmi les volcans actifs. Il est l’un des symboles nationaux, figurant parmi les principales attractions touristiques du pays.

Du point de vue démographique et culturel, on y dénombre près de 300 groupes ethniques, aux différences linguistiques et traditionnelles plus ou moins prononcées. Le nord du pays, majoritairement islamisé, est le repaire des Bororo, Peuls, Foulbé etc … quand la partie méridionale, principalement chrétienne, regroupe une kyrielle de groupements, dont les Bamiléké à l’ouest (Bagangté ,Mbouda, Baham etc …) forment le plus gros ensemble. Les Fang-Beti (Eton, Bulu, Ewondoetc …) et les Duala, eux, s’organisent principalement au centre-sud et dans le littoral.

De la population totale estimée entre 20 et 25 millions, ressort un facteur jeunesse de grande importance. Ainsi, l’Institut National de la Statistique (INS) révèle à la suite du recensement 2005 et des éléments de résultats fournis en 2010, que l’âge moyen au Cameroun est de 22 ans, avec une frange des moins de 25 ans qui représentent 64% de la population. De prime abord, l’on peut déjà entrevoir l’immense atout d’avenir que sous-entend une telle pyramide des âges.

C’est précisément de l’utilisation en projection de ces différents éléments qu’il s’agit dans cette tribune. Nous nous engageons à vous présenter ici en quoi le Cameroun, de par cette intimidante richesse sur tous les plans, représente un arsenal de perspectives d’investissement pour tout acteur étranger désirant s’y engager, ou mieux, y résider

Dans cette optique, le Centre du Commerce Extérieur des Relations Extérieures (CCERE) agit comme une cellule en appui au gouvernement, quoique d’ordre privé, pour accompagner les actions de ce dernier dans la matérialisation de ses objectifs, tels que définis par le Président de la République.

Les raisons de porter son choix sur le Cameroun comme un havre d’investissement et un horizon touristique s’avèrent donc innombrables, et c’est à l’exposition de ces motifs que s’engage le CCERE.

Investir En Terre Camerounaise : Un Choix Judicieux, Et Rien Que

On le voit, le concept “Cameroun, Afrique en miniature” n’est pas un slogan creux et évasif, mais une considération objective des éléments réels d’attrait que comporte ce pays. L’objectif du CCERE, depuis sa création en 2009, n’est donc pas de vendre du rêve, mais d’accompagner les acteurs internes et externes à matérialiser le rêve de prospérité individuelle et commune, par la production ou la création de richesses.

Ceci englobe les trois secteurs principaux de l’activité économique. L’agriculture, l’industrie et les services.

Secteur primaire – Le Cameroun, en avant l’agriculture

Il est vrai, le Cameroun possède l’un des sols les plus fertiles des zones intertropicales. Il est vrai qu’il occupe la première place à l’échelle continentale, dans l’exportation de certaines denrées très prisées à l’échelle continentale (ex : la banane). Mais il n’en demeure pas moins un pays globalement sous-exploité, aussi bien par l’initiative des nationaux que par l’investissement étranger.

À titre d’illustration, plus d’un tiers des aliments les plus consommés par les populations sont encore issus de l’importation. Le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) estime le déficit de production de riz à environ 100 000 tonnes, pour une demande nationale de 300 000 tonnes par an, soit des dépenses avoisinant les 100 milliards FCFA. Il en est de même pour le blé, importé pour 548 milliards FCFA selon le Centre du Commerce International (CCI) sur l’intervalle quinquennal 2012-2017, en dépit d’une légère baisse par rapport aux cinq années précédentes. On sait les Camerounais particulièrement friands des produits de farine (pain, beignets et menus divers), et on peut ainsi s’étonner du relatif déficit de production endogène. Cela dit, c’est bien de par cette insuffisance que demeure ouverte l’opportunité d’instaurer en tant qu’investisseur, un créneau de production local, pour consommation locale, et exportation si excédent.

Car loin d’être une fatalité, les manquements d’une économie donnée représentent une chance, une ouverture de choix pour tout entrepreneur. Et ce qui est valable pour l’agriculture l’est tout autant pour l’industrie.

Le secteur secondaire – Devenir pionnier industriel

Le 4 août 2016, le Cameroun a ratifié avec l’Union Européenne, les Accords de Partenariat Économique (APE) , qui ouvrent la voie aux produits européens, permettant à ceux-ci d’entrer en franchise de douane sur le marché camerounais. En contrepartie, le Cameroun peut également écouler sa production sur le marché de l’UE en profitant de cette exonération fiscale.

Cependant, l’on peut noter le déséquilibre comparatif du tissu productif des deux parties, qui, sur le long terme, risque de renforcer la dépendance du Cameroun à l’import. L’alternative à cette dépendance potentiellement préjudiciable se trouve dans l’industrialisation rapide de la production locale.

Ainsi, il ne suffit pas de produire, mais de professionnaliser (qualitativement et quantitativement) la production. Le challenge de tout investisseur potentiel est donc de conquérir des parts du marché local en fournissant plus ou moins l’équivalent du haut de gamme provenant de l’international. Devant la rareté des grandes structures de production dans le pays, tout investissement grandeur nature ferait de son promoteur, l’un des pionniers du domaine.

De manière plus prononcée, l’industrie concerne en outre la focalisation sur des secteurs porteurs et promoteurs, mais encore peu explorés, tels que les énergies renouvelables, à l’instar du solaire. L’ensoleillement moyen de la zone intertropicale étant de 1600 Kw/ m2/ an, il faut s’attendre à ce que l’Afrique devienne à long terme, l’une des plateformes principales d’exploitation énergétiques dans ce secteur.

Dans le septentrion camerounais, les températures peuvent atteindre les 50 degrés en zone chaude. À l’heure actuelle, l’Allemagne, une zone froide, fournit à elle seule 40% du solaire thermique européen, et 15% du débit mondial. De ce fait, en dépit des coûts non négligeables d’installation et d’exploitation, ce domaine peut se révéler d’une grande rentabilité, dans un Cameroun ensoleillé, mais où 40% des citoyens souffrent encore de pénurie électrique.

Le Centre de Commerce Extérieur et des Relations Extérieures (CCERE) a pour objectif, entre autres, de booster les échanges bilatéraux entre le Cameroun et d’autres nations, en particulier celles au fort dynamisme économique, mais dont les liens diplomatiques, industriels et commerciaux avec notre pays sont encore embryonnaires. Car l’on sait dans quelle envergure l’échange des savoirs pourrait être profitable dans la dynamique du développement voulu par l’Etat.

Ainsi, par exemple, un rapprochement d’avec la Chine et les nouveaux géants d’Asie du Sud-Est élargit notre connaissance de l’exploitation des ressources locales sur de rapides intervalles. Idem pour le développement du secteur des services.

Secteur tertiaire – Les services, un succès garanti

Contrairement aux idées reçues, les florissants États du golfe persique (Qatar, Barhain, Émirats Arabes Unis …) ne doivent pas leur étourdissante richesse en termes de PIB (Produit Intérieur Brut) uniquement à la découverte de la manne pétrolière lors des décennies écoulées. Bien au contraire, conscients que ces réserves ne sont pas inépuisables, ces pays anticipent déjà l’après pétrole en appuyant à grand fracas l’essor du secteur des services.

Ceux-ci vont de la distribution des produits de luxe, à l’hôtellerie bourgeoise, ainsi qu’au développement et à l’innovation dans l’infrastructure touristique. La particularité du secteur des services est qu’il est possible (et d’ailleurs vital) dans tous les pays du globe.
En effet, certaines nations dépourvues de conditions naturelles favorables et de ressources minières telles que Singapour, affichent néanmoins un PIB nominal parmi les plus élevés de la planète, à l’exemple des 80 000 dollars US pour la ville-Etat (juste derrière le Qatar et le Luxembourg).
Car là où il n y’a pas de richesses agricoles et minières, il y a la richesse humaine, culturelle, organisationnelle.

Les 400 km de côte camerounaise, les imposants sites naturels (chutes, fleuves, canyons, monts…) en font un territoire au potentiel faramineux. Il est du devoir des investisseurs, interne ou externe, d’implanter chacun sur le terrain, un secteur d’attraction, dont la somme aboutirait à la Copacabana africaine. Ceci nécessite naturellement le soutien du gouvernement à fournir et à favoriser le cadre d’investissement, ce à quoi il veut s’atteler, accompagné du CCERE.

Car plus une structure est touristique est attractive dans un secteur et un pays attractif, plus elle suscite l’intérêt des consommateurs étrangers, facilitant ainsi de conséquentes rentrées de devises, autant bénéfiques pour l’investisseur que pour l’Etat. Les services sont l’un des éléments ayant permis au Brésil de figurer aujourd’hui dans le cercle fermé des BRICS, avec la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

Bien sûr, aucun investissement, aucun volet de création de richesses n’est possible sans un climat des affaires adéquat, un cadre favorable à l’entrepreneuriat.

LA CRISE SÉCURITAIRE – UN FREIN À L’INVESTISSEMENT ?

Ces dernières années, le Cameroun, en plus des conclusions peu reluisantes sur la gouvernance et les données de corruption, souffre de la méfiance croissante des opérateurs économiques étrangers, depuis l’avènement de la crise qui touche sa partie occidentale, communément appelée la zone anglophone.

La situation est d’autant plus favorable à cette perception pessimiste, que ce contentieux survient dans la foulée de l’agression inattendue du territoire national par la secte islamique Boko Haram. Cela fait en effet quelques années que le sinistre groupuscule s’est donné pour objectif de semer la terreur dans la zone frontalière nord (Nigeria-Cameroun-Tchad). Et bien que jusqu’ici le Cameroun soit parvenu à contenir avec brio la menace, la réputation de pays de paix dont il pouvait se targuer à la face du monde, s’en est retrouvée entachée.

Toutefois, aussi inquiétant et aussi grave qu’il n’y paraît, cet élément est fortement à relativiser. Car il faut distinguer entre la menace (évidemment sérieuse), et les données réelles de la situation. Or sur le volet BokoHaram, la réalité montre que, comme mentionné plus haut, le Cameroun n’a pas concédé la moindre parcelle de son territoire à une entité quelconque. L’intrépidité de nos forces de sécurité et de défense, et du Président de la République, leur commandant en chef, a permis à l’Etat de conserver la souveraineté absolue sur l’ensemble du territoire. Il n’existe donc en ce sens, aucune “zone Boko Haram.”

Pour ce qui est du contentieux anglophone, le gouvernement tire des leçons des malentendus passés, et en appelle au quotidien au dialogue entre les différents protagonistes de la palabre, dont il fait partie. Pendant qu’il est fondamental d’essuyer les éventuelles erreurs commises, il reste toutefois à souligner que, dans la logique de l’État de droit, la loi régalienne est tenue à être respectée de tous.

De ce fait, l’exécutif n’a pas vocation à se soumettre à des entités qui, se substituant de leur propre chef à la (fort heureusement très républicaine) majorité anglophone, se terrent dans l’ombre pour favoriser un climat instable.

Autrement dit, la pérennisation des violences dans cette zone résulte davantage de la préférence par ces entités, d’une voie belliqueuse de sortie de crise, que de la voie citoyenne qu’offre l’échéance présidentielle du 7 octobre 2018 prochain.

Mais autant les sénatoriales du 25 mars 2018 dernier se sont déroulées dans une relative conformité, autant la présidentielle à venir entend se dérouler dans la sérénité, tant il est vrai que la solution résultera du dialogue républicain entre camerounais, pour une solution consensuelle, où chaque partie trouvera son compte.

On le voit, cette crise interne, quoique pas encore résolue, n’hypothèque pas le fonctionnement de la république. Nous sommes davantage face à un malentendu socio-politique qu’à un début de guerre civile.

Si les entrepreneurs publics et privés étrangers présents en terre camerounaise avant le début de ces turbulences n’ont à ce jour pas plié bagage, si en dépit de la situation, la République Populaire de Chine a pu doubler ses capitaux injectés au Cameroun et en devenir son premier partenaire commercial (31,2 milliards d’euros investis en 2016), on peut déduire que le climat économique, hier comme aujourd’hui, y est propice à l’investissement.

L’économie du Cameroun a le potentiel de devenir l’un des plus prospères et des mieux placés pour recevoir des investissements directs étrangers dans l’économie africaine. Il est donc urgent que les IDE se bousculent, puisque le pays a depuis 2014 avec brio intégré l’Initiative ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives).

Le Cameroun traduit le souci de s’affirmer comme un pays résolument engagé derrière les valeurs de référence que sont la paix, la sécurité, la justice, la démocratie et la liberté. L’on y voit ainsi l’opportunité pour le Cameroun de bénéficier de l’aura diplomatique et du prestige international que confèrent de tels engagements à l’échelle de la communauté internationale.

CONCLUSION

La mondialisation de plus en plus impose aux Etats « l’interdépendance » de par la masse de flux liés aux opportunités, aux avantages comparatifs, au savoir-faire et aux capitaux qu’elle draine à travers le monde ; les seules institutions Étatiques, administrations et agences publiques ne suffisent plus aujourd’hui pour aider l’Etat à contrôler, canaliser et capitaliser ces flux : le CCERE apparaît alors comme un second bras séculier pour l’Etat en Général et pour le Chef de l’Etat en particulier pour l’atteinte des objectifs fixés en matière de développement.

Au regard de ce qui précède, le Centre de Commerce Extérieur et des Relations Extérieures (CCERE) se présente enfin comme un partenaire important sur lequel les pouvoirs publics pourraient s’appuyer, en raison de sa contribution à l’implantation et à l’épanouissement des investisseurs étrangers au Cameroun, ainsi qu’à l’internationalisation des investisseurs camerounais.

De manière concrète, l’action du CCERE consiste également à informer et à accompagner les investisseurs nationaux et étrangers, mettre à niveau les entreprises locales, conseiller et aider à la décision stratégique dans un contexte global de plus en plus concurrentiel.

L’Etat central et le Centre de Commerce Extérieure et des Relations Extérieures (CCERE) vous y incitent et y invitent.

 www.ccere-cameroun.com